RDC-enquête sur l’impact de la Covid-19 : 70,7% de ménages ont déclaré n’avoir pas manqué d’acheter des produits alimentaires au mois d’octobre

11 Jan 2021

L’Institut National de la Statistique, avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, a poursuivi les études d’impact de la covid-19 sur les ménages et les unités économiques.

Le cinquième bulletin de la série consacrée au suivi de la situation des ménages de la ville de Kinshasa pour la période du mois d’octobre 2020 renseigne que 74,5% de ménages ont affirmé que les enfants portent les masques en allant à l’école. La prise de température (par thermo flash) à l’entrée des écoles n’est pas observée d’après la déclaration de 60,3% de ménages. Les points de lavage des mains sont installés dans les écoles pour près de 90% de ménages.

L’accès au marché, dans le contexte kinois, dépend plutôt d’une disponibilité financière au sein des ménages. La réouverture des points de vente et quelle que soit la période, le manque d’argent est la raison prépondérante, passant successivement de 88, % en août à 99,7% en septembre et 99,9% en octobre.

L’étude révèle que 80% de ménages kinois ont au moins un enfant qui a présenté ces épreuves et seulement 16% d’entre eux ont eu au moins un enfant avec des résultats satisfaisants. Par contre 75% de chefs de ménage comme en septembre ont travaillé au cours des 7 derniers jours précédant l’enquête. On constate que contrairement aux mois précédents, le confinement ainsi que les mesures gouvernementales pour la lutte contre la Covid-19 n’ont été évoqués dans les raisons de non emploi des chefs de ménage.

En octobre, la proportion des ménages ayant bénéficié de transfert de proches ou amis a baissé, passant à 17,5% contre 22,2% en septembre. La plupart des produits de consommation courante sont restés disponibles sur les marchés kinois. En moyenne, à peu près 70,7% de ménages ont déclaré n’avoir pas manqué d’acheter les produits alimentaires de première nécessité pour cause d’une quelconque rupture de stock.

En considérant le nombre de repas consommés par jour comme l’un des indicateurs de l’insécurité alimentaire, le mois d’octobre est caractérisé par la reprise à la hausse de la proportion des ménages consommant deux repas par jour (71,4% en septembre à 84,3% en octobre) Malgré la légère reprise, le niveau de consommation régulier de trois repas par jour est en constante baisse (7,8% en septembre contre 5,7% en octobre).